L’annonce officielle a été faite le mercredi 6 septembre courant par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI). Celle-ci intervient alors que le président de la République centrafricaine et émissaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Faustin-Archange Touadera, était en séjour à Libreville au Gabon.
« Compte tenu de son état de santé, l’ancien président de la République Ali Bongo Ondimba est libre de ses mouvements. Il peut s’il le souhaite se rendre à l’étranger afin d’y effectuer ses contrôles médicaux », a affirmé le CTRI dans un communiqué.
Désigné le 31 août dernier par le CEEAC comme facilitateur, pour engager des pourparlers avec les militaires et tous les acteurs gabonais en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel dans le pays. Faustin-Archange Touadera a au cours de son séjour de 48h au Gabon rencontré entre autres le président de la Transition, Brice Oligui Nguema.
Selon certains spécialistes, cette décision de libérer Ali Bongo qui, depuis le coup d’Etat du 30 août dernier est en résidence surveillée, est le résultat de cette médiation menée pendant deux jours par le chef de l’État centrafricain. « J’ai eu l’opportunité de rencontrer le président Ali Bongo Ondimba, avec qui nous avons échangé sur sa situation et sur la situation actuelle. Je crois que c’est des échanges très fructueux », a déclaré l’émissaire de la CEEAC.







